CONDITIONS DE VIE
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TRAVAIL - EMPLOI - CHÔMAGE

LA SITUATION EN FRANCE SELON NOUVELLE GAUCHE

3.699.000 inscrits à l'ANPE,
220.000 chômeurs d'outre-mer,
410.000 chômeurs de plus de 55 ans, dispensés d'inscription à l'ANPE,
1.210.000 RMIstes. Leur nombre a augmenté de 150.000 en cinq ans,
des milliers de jeunes au chômage qui n'ont droit ni au RMI ni aux allocations chômage (car ils n'ont pas encore cotisé et ne s'inscrivent donc nulle part), des milliers de chômeurs de longue durée qui ont épuisé leurs droits Unedic et qui n'ont droit ni au RMI ni à l'ASS car leur conjoint a un revenu correct.
Et une part croissante des emplois sont des emplois précaires : les 200.000 emplois de service créés depuis deux ans sont, en moyenne, à 15 heures par semaine. La multiplication des temps partiels est telle que plus de 12 % des salariés ont aujourd'hui un salaire inférieur au SMIC. Plus de 13 % des salariés sont en CDD. Informations et articles >>>


LA QUESTION DU RACISME
Le Rapporteur spécial des NU sur les formes contemporaines de racisme, a souligné que la légitimation intellectuelle du racisme, de la xénophobie et de l’intolérance, se traduisait par le nombre croissant de publications dites scientifiques ou littéraires ou de déclarations publiques, qui sous couvert de la défense de l’identité et de la sécurité nationale, développent des théories et des concepts explicatifs marqués par la lecture ethnique ou raciale des problèmes sociaux, économiques et politiques.

Il a placé dans ce contexte les déclarations du prix Nobel de médecine, James Watson, sur l’infériorité intellectuelle des personnes d’ascendance africaine et sa volonté implicite d’établir une hiérarchisation entre les différentes races, qui constituent une légitimation scientifique des stéréotypes historiques de construction du racisme. Le Rapporteur spécial a également indiqué que le discours du président français à Dakar, le 26 juillet 2007, s’inscrivait dans cette dynamique de légitimation du racisme.

LES RÉGIMES DE RETRAITE EN FRANCE
Dans l'aprés-grève de novembre 2007, le gouvernement n'entend pas remettre en question:
- l'allongement de la durée d'activité (de 37,5 ans à 40 ans),
- la décote en cas de départ anticipé,
- l'indexation des pensions sur les prix et non sur les salaires.

Les négociations engagées portent sur :
- des compensations salariales pour les agents acceptant de travailler au-delà du seuil légal de départ ;
- l'intégration des primes dans le calcul des pensions ;
- la mise en place de retraites complémentaires ;
- la reconnaissance de la pénibilité du travail, avec adaptation des postes en fin de carrière ;
- la situation particulière des "polypensionnés" passés du privé au public, et celle des femmes qui ont connu des interruptions d'activité.

Informations >>>

Tony Judt: On public goals and common good
(extracts from The Wrecking Ball of Innovation, NYRB, 54, 19.
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VIVRE EN PRISON, un livre de Héllène Bellanger

Cet ouvrage propose une mise en perspective historique des principales problématiques soulevées par les mutations de l’univers carcéral depuis 1945. Il assume un parti pris descriptif, en s’appuyant essentiellement sur les témoignages des divers protagonistes impliqués quotidiennement dans le fonctionnement des prisons. Ainsi, les récits croisés de détenus et de surveillants ayant cohabité dans un établissement pénitentiaire à un moment donné sont mobilisés afin de rendre compte de la question des conditions de vie et des pratiques relatives à l’emprisonnement. Par ailleurs, l’auteur focalise sur les retombées concrètes de certains événements significatifs de l’histoire française, en traitant notamment des particularités du statut de détenu politique pendant la Guerre d’Algérie ou en abordant les effets ambivalents dans les prisons de l’abolition de la peine de mort en 1981. Enfin, l’ouvrage pointe une évolution générale de nature paradoxale : depuis 1945, les politiques publiques en matière carcérale ont sans cesse oscillé entre une volonté d’humanisation, marquée dans les faits par une reconnaissance progressive des droits des détenus et une ouverture accrue au monde extérieur, et une tentation de repli sécuritaire caractérisée par un durcissement de l’arsenal répressif en vigueur dans les établissements pénitentiaires.
Martin Duru