L'asthme représenté par des enfants-patients

 

 

En collaboration avec Monique Hunot, professeur des Beaux-Arts de Briançon, l'equipe educative et soignante des Jeunes Pousses a proposé à un groupe d'enfant un atelier peinture pour "parler" de l'asthme. Les résultats, joignant technique, moments de détente, d'apprentissages, d'échanges entre professionnels et jeunes patients, de libération de la parole, du ressenti de la maladie, ont été réunis et presentés en une exposition en mai 2005 à Briançon. Les détails.

Régis Debray: Zoé et Zorro, le néo-bon et le néo-con (le Monde, 23.11.2007)

Le néo-con est tout le contraire d'un cynique : un idéaliste, et même un platonicien. Il va de l'idée au fait. Il juge l'existant, lamentable, à l'aune de la cité idéale, ouverte et concurrentielle, où les consciences, les Eglises et les capitaux ont toute liberté d'agir et d'interagir. Ne supportant pas la distance entre ce qui devrait être et ce qui est, ce généreux comminatoire, mi-prophète, mi-urgentiste, entend la combler au plus vite et rendre le monde réel conforme à l'idée.

Epris de solutions miracle et d'avis tranchés, ne s'embarrassant pas plus de cartes ni de chronologie que de lentes approches, le néo-con est brouillé avec l'histoire et la géographie, ces écoles de relativisme et d'indifférence. C'est un idéologue né pour l'éditorial, le sermon, l'indignation et la mise en demeure. Le néo-con est un internationaliste, qui veut refaire la carte du monde. Son idée pure, la démocratie, l'équivalent libéral de ce qu'était jadis la révolution, est globale ou n'est pas. Et les dérisoires réalités nationales, micro-archaïsmes suspects, ne sont pas à la hauteur de ses vues panoramiques. Il fait dans le grandiose et le continental : "le grand Moyen-Orient" ou le nouvel ordre international. C'est très souvent, à ce titre, un ancien trotskiste (ou, à défaut, en France, un maoïste), auquel répugnent depuis toujours les chauvinismes petits-bourgeois. Le néo-con est un gauchiste venu à maturité, à qui l'inversion du vent d'est en vent d'ouest a fait cette faveur enviable : pouvoir retourner sa veste sans avoir à en changer. Mêmes insultes et même tranchant. (l'article complet)